Lycée de Nkolbisson : drogues, sexe et meurtre comme sur Canal plus

Drame scolaire au Lycée de Nkolbisson

Lycée de Nkolfoulou, Lycée de Deido, des drames scolaires se suivent en milieu scolaire. Celui du Lycée de Nkolbisson impose de mettre sur la table des questions qui fâchent. Nos jeunes ne sont-ils pas victimes d’un mode de vie importé ? Ne cherchent-ils pas à copier dans les films ? Les gouvernants n’ont-ils pas laissé des bouquets importés tels que Canal plus imposer une politique culturelle acculturant et un mode de vie occidental aux esprits immatures de nos enfants ? Un élève qui poignarde à mort son enseignant en plein cours au Lycée de Nkolbisson de Yaoundé, la capitale du Cameroun, est symptomatique de l’état actuelle des valeurs culturelles, voire ancestrale et des normes sociales dans nos sociétés dites modernes.

Depuis ce 14 janvier 2020, le doigt accusateur est pointé sur les parents démissionnaires et sur certains gouvernants qui, pour contenter des partenaires occidentaux, abrutissent les adolescents camerounais des chaînes qui les poussent à franchir la ligne rouge. Le Lycée de Nkolbisson a été plusieurs fois cité dans la liste de ces établissements qui où circulent drogues, alcool, pornographie. En somme, un lycée d’où l’on a plusieurs fois trouvé des cas de viol de la moralité au niveau le plus inquiétant. Mais la faute ne revient pas seulement à ce Lycée, ni à ses enseignants et administrateurs. Sans les dédouaner de leur part de responsabilités, celle-ci directes dans la mesure où l’on peut interroger la fouille au corps à l’entrée et les mesures de sécurité prise par le proviseur pour que de telles situations ne se (re)produisent jamais. Un poignard dans un établissement est d’abord de la responsabilité de l’Etablissement, puis de celui qui le dirige. Sûrement qu’ils donnent tous le meilleur qu’ils peuvent dans la formation d’un Camerounais nouveau. Mais sûrement pas comme il se doit.

Retour à l’orthodoxie

La faute ne leur revient pas seulement parce qu’ils ne sont pas ceux qui  posent la politique de l’éducation au Cameroun. Les enseignants ne sont non plus ceux qui doivent sillonner les 500 mètres autour des établissements pour fermer les débits de boisson. Sérieusement, sont-ce les maîtres d’école et les professeurs de Lycées et Collèges qui ont désacralisé les valeurs ancestrales, qui ont cessé de prôner des valeurs véritables ? Que non à titre professionnel ! Il faut retourner à l’orthodoxie. Ceci est très important pour la survie du Camerounais comme on en a eu à une époque, de moralement donné pour modèle, de discipliné, de patriote et conscient des défis de la famille, de l’éducation et de la Nation. Certains parlent du fouet, d’autres de la leçon de morale.

Certes un élève ne doit craindre ni ses parents ni ses enseignants, mais au contraire, les respecter tous deux. Cependant, il peut redouter le fouet, les punitions dures, les conseils de familles. Sur un autre plan, beaucoup plus grave, posons-nous la question de savoir comment un Etat qui aimerait avoir un style de citoyens selon sa vision de développement, disons dans la génération suivante, est-il arrivé à laisser la charge de la formation de ceux-ci à la télé, aux bouquets importés, à Canal + ? Ces bouquets qui imposent dans nos subconscients ce que nous ne sommes pas, qui dépersonnalisent, aliènent, révoltent, traumatisent même. Ces bouquets qui jettent dans le subconscient de nos enfants encore immatures la graine acculturant au bénéfice du mode de vie des peuples d’ailleurs ?

La faute à la famille et non au lycée ?

Savez-vous que même les Simpsons, les Mangas et des dessins animés apparemment pour « adolescents » sont devenus le relais de l’apologie des drogues dures, des dealers de drogues, de la violence, des homosexuels et LGBT, de braquage de banques ? Sachant la plupart des parents n’ont pas le temps de regarder les dessins animés avec leurs enfants, ceux qui paramètrent les esprits dans le but de créer un nouvel humain dans ce monde ont trouvé la faille. C’est à présent depuis le berceau que ces films « pour enfants » venus d’ailleurs enseignent et expliquent comment braquer, comment violer en comptant sur sa minorité. Ces enfants vont juste appliquer dans un pareil lycée ce qu’il a vu d’autres jeunes « wise, yoroboh ou don » faire à Bervely hill ou à Londres, à travers Canal+.

Le Gouvernement a l’obligation d’affranchir le peuple de cette pollution venue d’ailleurs. Tout n’y est pas bon, ni moderne, encore moins un signe de développement. Une fois de plus, les enseignants ne sont pas les éducateurs de vos enfants. Ils sont là pour continuer ce que les parents commencent à la maison. Les enseignants de ce lycée sont là pour ouvrir l’esprit de vos enfants à la logique, à l’émerveillement, à la curiosité. Mais aussi à susciter des vocations. Mais il vous revient de tremper votre enfant dans la marmite de la morale, du respect de l’aîné(é) et de la chose d’autrui, même de l’amour d’autrui. C’est aux parents, à vous, à nous, de parler aux enfants, à nos enfants à la maison, de Dieu et du Saint-Esprit. De forger leur être, de les aider à devenir de bonnes personnes, à avoir une vie saine telle que nos parents se sont battus tant bien que mal qu’il en soit ainsi pour nous.

Simon Ngaka

Directeur de la Publication de Saimondy, Journaliste à l'hebdomadaire "ça presse", Analyste géopolitique, Écrivain, Ingénieur de son, Auteur - Compositeur et Producteur de musique. Simon Ngaka est aussi webmaster. En 2009, il met sur pied le groupe des sites de communication Saimondy (.com, .net, .org. et acheteraucameroun.com). Téléphone : +237 - 699340064 / Email: saimondy@gmail.com

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