Russie : une économie sous évaluée par Gauthier Rybinski sur France 24

Selon Gauthier Rybinski, le consultant de France 24, « le pétrole est la monoculture russe« . Sûrement qu’il le dit maladroitement obéissant à cette consigne reçue de discréditer Vladimir Poutine. Montrer que ce dernier n’a rien fait pour assurer le bien-être de son peuple. Sinon comment le comprendre autrement alors que la Russie a plus de 17% de la production mondiale de blé et en est premier producteur depuis 2018.




Le secteur pétro-gazier ne représentant que 20 % de son PIB qui repose en moyenne sur les services comme les secteurs bancaire et financier, les assurances ou encore les services aux entreprises. Cet État continent est parmi les premiers producteurs de plusieurs métaux industriels, comme le palladium dont a besoin l’industrie automobile, le nickel ou encore l’aluminium. Son territoire abrite en outre 8 % des réserves mondiales d’uranium dont ont besoin les centrales nucléaires de certains pays européens.

Le pétrole mais encore, monsieur Rybinski

Certes, la moitié du budget de l’Etat russe, et donc de ses dépenses, dépendrait du secteur pétro-gazier jusqu’en 2020. Mais ceci aurait changé en 2022 avec la préparation de son entrée en Ukraine. Vouloir présenter la Russie comme un État pauvre est pour le consultant de France 24 un besoin de discréditer Vladimir Poutine. Or pour les autres analystes, économistes surtout, il ne faut pas oublier ni refuser de comparer les économies des deux États que sont la France et la Russie. Au lieu de cacher la France tout le temps derrière l’Union européenne qui elle, est la 1ère zone économique au monde et dont 60% des échanges économiques se passent entre membres de l’union, distincte de la France croulante sous des dettes extérieures et intérieures exponentielles.




Il faut rappeler que la Russie a préparé son « opération militaire spéciale » en Ukraine. Et économiquement, contrairement aux pays de l’UE et notamment la France, en 2022 n’a aucune dette extérieure et aucune dette intérieure. Ses réserves de Souveraineté sont de l’ordre de plus de 400 milliards de dollars en 2022, soit une capacité de vivre en autarcie économique, donc sans rien exporter ni importer pendant 2 ans. Selon les économistes occidentaux, l’Europe ne peut résister plus de 2 mois avec des sanctions mises sur pied contre la Russie. Nous comprenons donc pourquoi la Russie a opté pour une guerre dans la durée, contrairement à ce que les officines occidentalocentristes ont dicté à leurs médias de ventiler dans l’opinion publique, à l’international et même chez eux. Cette offensive n’était pas du style guerre éclaire. Et cela se voit chaque jour sur le terrain.

Le but premier

Les sanctions européennes ont été massives, rapidement mises en place, justement pour stopper net ce qui pourrait dans la durée révéler au monde l’impuissance économique, financière et militaire de l’UE. En vérité, et cela est masqué par Rybinski à chacune de ses analyses, ce n’est point pour sauver les Ukrainiens que ces sanctions tous azimuts ont été activées. Pour cela disons-nous que derrière les grosses annonces et des prises de positions Hollywoodiennes, il sera très difficile aux 27 États européens de s’entendre sur le front de cette crise. Les intérêts économiques sont trop divergents.




Et si l’objectif est de montrer qu’ils sont plus unis que jamais, il ne faut pas perdre de vue que face à la Russie, ils n’ont pas tous les mêmes dépendance, non plus du même niveau. Par conséquent ne peuvent pas avoir les mêmes intérêts face à l’offre pétro-gazier russe. L’Allemagne dont la dépendance du pétrole et gaz russe tire à plus de.55% de sa consommation (industrielle et ménagère), ne saurait trouver le même besoin de se couper de cette source énergétique comme peut la France qui n’est qu’à 20%, seulement pour faire plaisir à l’UE dont la moyenne est à 40%, donc aux Américains qui se proposent déjà de leur vendre du pétrole de schiste et les quantités volées à l’Irak et à la Lybie. La Finlande est à 100%.

L’arme du temps

Et c’est ici, monsieur Rybinski, que se joue le 1er round du boomerang des sanctions guidées depuis Washington aux États-Unis par des hommes d’affaires et familles dont l’aisance naît justement de la vente d’armements, la puissance du dollar américain, les hydrocarbures. Tout ce qui fera durer cette guerre. Toutes ces analyses démontrent que les Yankees se moquent non seulement des Ukrainiens dont le comédien président roule encore dans la naïveté politique et celle des intérêts entre Etats, mais également des européens  dans cette affaire. (LIRE AUSSI : Ukraine : les enjeux cachés des corridors humanitaires pour L’OTAN-UE). Le Président Zelensky ferait mieux de sauver le reste de son pays encore debout en tournant le dos aux promesses creuses de ceux qui ne peuvent rien faire pour lui en demandant à causer sincèrement avec son frère russe, en se rappelant du bon vient temps soviétique. Ainsi le voient les Européens du Nord.




Ce que craint de dire Gauthier Rybinski est que la guerre en Europe aura ce culot de dégoupiller la grosse grenade qui ferait, si toutefois l’Europe continue à croire au parapluie des États-Unis et de l’OTAN, ce champignon qui va entériner la fin de l’hégémonie occidentale déjà reconnue par le Président français Emmanuel Macron il y a déjà plus de 2 ans. Mais une chose est sûre, qu’on le veuille ou non, il y aura dans ce monde un après l’opération militaire spéciale de la Russie en Ukraine. D’accord avec Rybinsky qu’on tirera chaque jour de cette guerre vers un nouvel ordre mondial, encore plus renforcé si la Russie en sort victorieuse militairement, donc plus fort. Le contraire consacrera l’unipolarité de ce monde, si la Chine et les autres des BRICS laissent faire. Chose impossible

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