CAMEROUNÉDITORIAL

Cameroun : le lycée bilingue de Kribi aux mains de proxénètes et dealers

Lycée bilingue de Kribi

Le Lycée Bilingue de Kribi refait parler de lui. Septembre 2017, introduction aux programmes scolaires camerounais des méthodes de contraception sexuelles contre nature. Cela dit tout de la dérive au sommet de l’État. Un an après l’affaire des sextapes en milieu scolaire à Kribi, le Cameroun se retrouve une fois de plus dans une affaire de mœurs, dans le même lycée bilingue de Kribi, dans les bords de l’océan Atlantique, cité bannière. Ce qui se passe au Cameroun est le signe d’un État  qui ne maîtrise plus grand chose dans l’éducation de sa jeunesse. Cet État ne tient non plus rien dans l’instruction de cette même jeunesse par ses enseignants.




Mais en gros, nous assistons sans mot dire pour le cas de certains, à la mort des cultures camerounaises que l’école n’arrive plus à pérenniser au sein des nouvelles jeunesses. Pourquoi y sommes-nous arrivés ? Pourquoi vivons-nous depuis quelques temps un vrai tissage d’un réseau de proxénétisme dans nos établissements scolaires ? La jeunesse copie, imite, mime, et est influencée par son milieu. Et si le milieu dans lequel vit cette jeunesse ne lui offre rien d’autre que la dépravation de mœurs, où ira-t-elle chercher un autre modèle d’éducation ? Presque tous les établissements scolaires en milieu urbain et péri urbain au Cameroun sont entourés de débits de boissons (bar, snack, cabaret, etc.). (LIRE AUSSI : Agents publics et dealers de drogues : complicité de trop en milieu scolaire).

Lycée Bilingue de Kribi, un vivier pour recruter

Pas seulement, mais aussi de vendeurs de musiques et films en téléchargement pour smartphone, de films pornographiques sur les étables ou posés à même le sol. Plus grave encore, comment blâmer sans s’exposer une jeunesse qui, depuis plus de deux décennies, a toutes sortes  de chaînes de télé dans les bouquets qui lui sont servis à longueur de journée ? Des chaînes pour la plupart qui sont un moyen de diffusion de la culture et des éléments civilisationnels des peuples qui n’ont pas la même vision du monde que le Cameroun et les Africains.




Ceci nous amène à penser que l’État du Cameroun est défaillant dans la protection de sa jeunesse. Et son gouvernement blâmable dans l’affaire des 30 élèves acteurs et proxénètes du Lycée bilingue de Kribi. Et pourquoi c’est le Lycée bilingue et la ville de Kribi qui fait parler d’elle à chaque fois ? Pour bien d’observateurs camerounais, la ville de Kribi est une ville touristique, avec beaucoup d’étrangers qui y viennent pour rechercher un paradis d’évasion et de divertissements multiples. La ville de Kribi est de plus en plus entre les mains de vieux Occidentaux qui ont bars, snacks, hôtels et qui prospèrent dans le commerce du sexe, de l’alcool et de la drogue. (LIRE AUSSI : Lycée de Nkolbisson : drogues, sexe et meurtre comme sur Canal plus).

États généraux de l’éducation et de la communication

Parfois en grande complicité avec les chefs de terre de la région ou du département. Cela fait des années que l’on pointe du doigt vers cette ville en alerte au gouvernement. Kribi chaque jour devient un paradis de sexe moins cher et juvénile pour les touristes Occidentaux et asiatiques. Avec beaucoup de témoignages qui poussent à parler de l’existence d’une traite d’êtres humains avancées. Mais Kribi n’est pas la seule ville dans cette situation. Bafoussam, Dschang, Yaoundé, Douala, etc. C’est toutes les villes camerounaises qui y sont plongées. Le Cameroun doit réviser son programme scolaire, sa politique d’éducation, et surtout avoir une vraie politique de filtrage des programmes télés dans les offres de bouquets pour ses ménages.




Bref il faut des États généraux de l’éducation au Cameroun et les États généraux  des médias pour sauver sa jeunesse contre le contentement des investisseurs  qui eux, au contraire, sont dans la logique de faire de ce pays un État où rien ne fonctionne. Si oui dans seulement l’immoralité. De plus en plus, on a l’impression qu’il y a des individus tapis dans l’ombre, tirant des ficelles, afin que s’installe dans ce pays des réseaux de proxénétisme et de pédophilie dans le but de détruire la future jeunesse en gestation au Cameroun. C’est aussi un autre aspect de la guerre géopolitique que nos dirigeants se doivent de ne pas ignorer. Et ceci depuis le Lycée bilingue de Kribi.

Simon Ngaka

Directeur de la Publication de Saimondy, Journaliste à l'hebdomadaire "ça presse", Analyste géopolitique, Écrivain, Ingénieur de son, Auteur - Compositeur et Producteur de musique. Simon Ngaka est aussi webmaster. En 2009, il met sur pied le groupe des sites de communication Saimondy (.com, .net, .org. et acheteraucameroun.com). Téléphone : +237 - 699340064 / Email: saimondy@gmail.com

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