Conseil de sécurité de l’ONU : la Russie exige une profonde réforme

Le monde hérité après 1945 à fait son temps et meurt de sa belle mort au Conseil de sécurité de L »ONU. Avec fracas cependant. Depuis 1945, seuls les vainqueurs de la seconde guerre mondiale font la pluie et le beau temps à l’ONU. Ils sont 5 États sur plus de 200 a avoir le Droit de VETO. Une seule partie de notre monde a des sièges permanents au Conseil de sécurité. Ce sésame à même de faire basculer la vie de près de 9 milliards d’êtres humains sur terre à la paix ou au pire. Malheureusement il est connu que l’humain est naturellement porté à abuser du pouvoir. Le pouvoir corrompt. D’où les dérives ici et là de ceux qui avaient pour mission de plutôt mener le monde vers la paix et non vers de nouvelles guerres et d’injustices criardes.




Les Occidentaux semblent être les seuls dans cette liste des 5 États avec droit de VETO à ne pas en être satisfaits. Ce Droit leur donne pourtant déjà de l’ascendance injustifiée sur les autres peuples de la terre. Ils en veulent plus et continuent dans la logique d’une guerre froide et même parfois tiède contre leurs alliés d’hier. Ils aspirent à les mettre sous leur coupe hégémonique. La Chine et la Russie refusent cependant de devenir comme presque toute l’Europe et une grande partie du monde, vassaux des États-Unis. (LIRE AUSSI : Conseil de Sécurité de l’ONU : cet ami qui trahit le Cameroun).

Arguments contre l’actuel Conseil de sécurité de l’ONU

Et pire, d’une Union européenne qui elle-même vit sous perfusion américaine depuis trop longtemps. Le 4 juillet 2022, l’ambassadeur russe en Chine a réitéré fort bien les propositions de son président Vladimir Poutine. « Il faut augmenter la part proportionnelle des nations africaines, asiatiques et latino-américaines pour que le Conseil de sécurité des Nations unies puisse refléter les aspirations des peuples du monde entier et être plus démocratique », a déclaré l’ambassadeur Andreï Denisov. (LIRE AUSSI : ONU: quelques déclarations des membres sur le Cameroun).




Prenant à témoin le monde entier, dans sa sortie, il va conclure que « Nous n’avons cessé de demander que le Conseil de sécurité de l’ONU soit aussi représentatif que possible. Malgré toutes les difficultés, nous espérons préserver et améliorer cette plateforme». Dans la logique russe, l’ONU est devenue une caisse d’enregistrement en faveur des Occidentaux. États-Unis, France, Royaume-Uni en font ce qu’ils veulent. Cela aurait été pire si les forces contraires d’opposition et contre poids effectifs que sont la Russie et la Chine n’étaient pas dans la liste des 5.

Une milice onusienne

L’actualité dans le monde depuis plus de deux décennies prouve que l’ONU, est en réalité un « machin » comme l’a qualifié De Gaulle en son temps. Une institution internationale décrédibilisée et marginalisée que les Américains et autres Français ont obligé à couvrir des guerres et invasions en Irak, Serbie, Libye, Syrie, RCA, RDC, Mali, Yémen, etc. Pour le chef de la diplomatie russe, le Ministre Sergueï Lavrov, nous assistons à la fin du monde hérité de 1945 lorsqu’il dit que « La parenthèse de 500 ans de domination de l’Occident s’est déjà refermée ». (LIRE AUSSI : Mali : Assimi Goïta met CEDEAO et France dans l’impasse géostratégique).




Le président français Emmanuel Macron n’a-t-il pas été le premier a avoir reconnu devant un parterre de diplomates que l’Occident vit ses dernières années de son hégémonie sur terre ? Le pouvoir tourne et change de camp malgré la grandeur et la hauteur de la puissance de ses détenteurs actuels. Rome, Grèce, Égypte, Kongo, etc. peuvent très bien nous faire comprendre par leur histoire ce qui est en train d’arriver à ces empires coloniaux qui refusent de mourir en 2022. Mais dont la chute est amorcée en criant pourtant gare. Mais l’orgueil donne difficilement les mains

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