SABC/DIAGEO : Honorable Nintcheu « saisit » la commission de la CEMAC chargée de la concurrence

Par son Communiqué, Honorable Nintcheu demande une enquête poussée sur le rachat de la filière Guinness de Diageo par la SABC au Cameroun. Le rachat de la filière Guinness de Diageo par la Société Camerounaise des Brasseries du Cameroun (SABC) ne passe pas chez les Camerounais. Pour la majorité d’entre ceux-ci, toute cette affaire a des pans flous, et des non-dits qui ont tout l’air d’une arnaque contre l’Etat du Cameroun et  le consommateur camerounais. Il y a des monopoles qu’un Etat ne doit pas accepter sur son sol comme celui qui tue toute entreprise nationale dans un secteur qui doit être concurrentiel parce que confié au génie du privé. Et aussi au financement privé. Le consommateur doit être le principal bénéficiaire de la production en terre camerounaise.




C’est ce que rappelle le député l’Honorable Nintcheu à la Nation camerounaise dans son communiqué rendu public le 14 juillet 2022. Le député de la Nation interpelle les pouvoir public et demande l’attention du peuple à veiller en sorte « que leurs actes de fusion soient conformes non seulement à la législation en vigueur dans notre pays, mais également dans la zone CEMAC, en Afrique et surtout que ces actes ne soient pas contraires à l’éthique des affaires telle que reconnue dans leurs pays. » Le ton est donc donné dans cette affaire qui n’est pas prête à se refermer de si tôt. Il y a quelques jour, nous interpellons dans cet article le peuple camerounais sur ce rachat de la SABC.

Honorable Nintcheu pour des enquêtes approfondies

Selon des économistes, cette fusion va conférer au groupe français 80% des parts de marché dans le secteur brassicole. Diageo Cameroun parle d’un contrat motivé par une plus grande capacité à produire ses offres aux consommateurs. Mais la question de savoir si c’est la construction d’une nouvelle usine de production que la filiale de cette multinationale ne peut construire au Cameroun. Alors même que selon le dernier sondage sur la consommation de bière au Cameroun, c’est le produit Guinness (la bière brune) qui est le plus consommé. Il nous semble clairement être en face d’une opération d’entente illicite entre producteur de bières sur le sol Camerounais. Ceci afin de monopoliser complètement le secteur. (LIRE AUSSI :Cameroun : 15 ans que Guinness utilise les œuvres d’artistes sans payer).




Ce qui a poussé le député du Social Democratic Front (SDF) à appeler « la Commission nationale de la concurrence de mener les investigations nécessaires pour s’assurer que l’opération dont il s’agit respecte les règles de saine et libre concurrence profitable au consommateur final et tout au moins qu’il ne s’agit pas d’un abus de position dominante et de pratique commerciale anti-concurrentielle. » Toujours dans son élan de préserver les intérêts de sa Nation, le député Nintcheu va au-delà de la seule Assemblée nationale camerounaise d’où il siège comme élu et de la Commission nationale de la concurrence à qui il demande « de mener les investigations ». Dans son communiqué, l’Honorable Nintcheu saisit les instances sous régionales chargées de la concurrence pour voir clair dans cette transaction. D’ailleurs, il n’est pas seul dans cette demande.

Voix et mécontentements montent

De nombreuses voix s’élèvent depuis ladite signature liant la SABC à Diageo pour demander tout simplement leur annulation. Ou tout au moins des clarifications après une enquête en bonne et due forme. « Je saisis de ce fait la commission de la CEMAC chargée des problèmes de concurrence afin qu’elle examine les conditions de réalisation de cette opération de rachat et qu’elle s’assure que les intérêts des entreprises concurrentes ne seront pas lésés ultimement. Une correspondance sera adressée par mes soins à ces différentes instances. » Pour parler comme notre cher député, le contrat SABC/DIAGEO a été signé le 14 juillet, jour de grand symbole pour la France. En plus, le journal français du Quai d’Orsay Jeune Afrique que l’écrivaine camerounaise vient de baptiser « Vieille Afrique ». (LIRE AUSSI : Calixthe Beyala tacle Jeune Afrique : “une boite de Fake News”).




Jamais les informations de ce Journal sur des pays africains ne doivent être prises au simple. Parce que c’est l’outil thermomètre des services d’intelligence de la France. C’est avec ces médias que ses autorités testent les possibilités en Afrique. Ici avec Macron, il s’agit de tester le niveau d’acceptation par les camerounais de sa venue. D’autre part nous savons qu’un président ne se déplace point lorsqu’il n’y a rien à parapher. A l’honorable Nintcheu de nous rappeler que François Hollande était venu au Cameroun « avec un émissaire du groupe Bolloré, alors que tout était pratiquement bouclé pour rompre avec DIT, filiale du groupe Bolloré. Il y a eu par la suite un rebondissement spectaculaire sur ce dossier. » (LIRE AUSSI : (LIRE AUSSI : JEUNE AFRIQUE : sondage sur l’acceptation de Macron au Cameroun).

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