Cameroun : Elimbi Lobè explique pourquoi élire un Anglophone à Etoudi

Voici selon Elimbi Lobè pourquoi il serait mieux d’élire un Camerounais d’expression anglaise à la tête de l’Etat du Cameroun après Biya. Dans le débat politique de ce 17 juillet 2022 sur la chaine Vision4, l’homme politique Elimbi Lobè explique les raisons qui le poussent à vouloir un jour un Camerounais d’expression anglaise (Anglophones) à la tête du Cameroun. Les arguments que donne cet érudit politique, ancien cadre du Social Democratic Front (SDF) de Ni Jonh Fru Ndi  nous ont interpelé. (LIRE AUSSI : Tibor Nagy digère mal les nouveaux accords militaires Cameroun et Russie).




Pour l’homme politique, les Camerounais d’expression anglaise donnent l’impression que la mal gouvernance, le népotisme ou la gabegie, voir le détournement de fonds publics, sont de la culture de gestion de cité des seuls Camerounais d’expression française (Francophones). Pour cela soutient-il qu’un Anglophone à la tête de l’Etat du Cameroun sera une belle occasion de faire comprendre à ceux qui le croient que la gestion est une question de la qualité des hommes, mais également de la réalité des éléments de la géopolitique internationale.

Plaidoyer par Elimbi Lobè

Il est vrai que depuis plus de 60 ans, le Cameroun n’a connu à sa tête que des présidents francophones, ou plus ou moins sachant manier les deux langues coloniales. Ceci oblige à accepter qu’il y a une expérience manquante dans l’avancée du pays dans sa gestion au plus haut sommet. Certes, les Premiers ministres anglophones, chefs de Gouvernement, ont été des personnalités fortes après le Président de la République. Mais l’on sait que dans la nomenclature de l’Etat, le Premier ministre est plutôt la 4è personnalité du pays. Ce dont parle Elimbi Lobè, c’est d’en faire la première. (LIRE AUSSI : Elimbi Lobè : et si ses positions politiques étaient la raison cachée de l’agression ?).




Les Camerounais en toute franchise ne sont pas réfractaires à cette idée. D’ailleurs, tout Camerounais des deux sexes et des deux langues coloniales officielles a toutes les chances d’accéder à la magistrature suprême à l’analyse de la Constitution de cette république. On s’en souvient que 1992, lorsque tout le peuple scandait le slogan du SDF « Power to the people », personne n’avait posé le problème Anglophone/Francophone. Les Camerounais sont allés au vote élire celui qui leur offrait à ce moment-là une alternative au pouvoir en place. Et c’était Ni John Fru Ndi, un Camerounais d’expression anglaise.

Position claire

Pour expliquer clairement sa pensée, Elimbi Lobè déclare que la venue d’un Anglophone au pouvoir démontrera que ce n’est pas la langue ou les origines qui vont amener le Cameroun à trouver facilement à manger pour tous, de cesser les détournements du jour au lendemain, et de bâtir en un mandat toutes rues et tous les ponts du Cameroun. Dans son exemple, il précise que le Ghana, le Nigéria, la Namibie ou le Kenya sont des Etats anglophones. Ils ne sont pourtant pas très bien gérés et plus développés.




Et de rappeler également que depuis son indépendance, le Nigéria est allé de coups d’Etat en coups d’Etat. Il a fallu l’avènement d’Obansanjo au pouvoir pour remettre les choses dans leur ordre actuel. Les convictions de Monsieur Elimbi Lobè sont des pistes de solutions à prendre en compte dans le règlement pacifique de la crise sociopolitique qui secoue le Cameroun depuis presque 5 années. Pour prendre ses conclusions, il y a espoir que si cette situation arrive au Cameroun, les velléités sécessionnistes et la crise dite anglophone s’estompent toutes seules pour une paix durable au pays d’Um Nyobé et de Félix Moumié.

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