Fusion CEMAC-CEEAC : les multinationales choisissent le Cameroun

Fusion CEMAC-CEEAC, l’Afrique connaîtra peut-être dans quelques mois la naissance d’un nouvel grand ensemble politico économique. Les conclusions de la rencontre CEMAC-CEEAC a finalement aboutit à la conclusion d’une fusion des deux communautés économiques. Ceci après des années de concertations pour régulariser les visions contraires les opposant. Alors que la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) se positionnait pour une fusion absorption, la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) parlait de la fusion-constitution.




Le 12 août dernier, c’est la fusion-constitution qui a été retenue. Elle est le fait que deux entités X et Y fusionnent pour créer une nouvelle entité Z. Dissolution des deux Communautés économiques régionales (CER) pour en faire naître une nouvelle ayant hérité cependant des passifs et actifs des disparues. Mais ce qui doit retenir l’attention des Africains dans l’une ou l’autre Fusion CEMAC-CEEAC, des deux Communautés économiques régionales (CER), est la capacité que se donne leurs 11 Etats additionnés pour s’arrimer effectivement au projet de la création de la Zone de libre échange du continent africain (ZLECAF). (LIRE AUSSI : ZLECAF : une renaissance historique du rêve africain depuis le Niger).

Fusion CEMAC-CEEAC pour les opportunistes

La réorganisation des différentes CER dans l’optique d’obtenir une seule Communauté économique régionale en Afrique centrale est donc en marche. Le Président de la CEMAC, le Pr. Daniel Ona Ondo, a fait savoir qu’il y a « une réforme des CER. Celle qui est confiée au Président dédié, S.E Paul Biya. En principe les deux CER doivent se mettre ensemble en 2023, ça doit être une fusion-constitution, c’est-à-dire une nouvelle CER qui devra naître des cendres de la CEEAC et de la CEMAC « . Avec cette fusion, nous allons assister en 2023 de la création d’un marché de près de 200 millions de consommateurs. Ceci pour une superficie de 6,7 millions de km2 et d’un PIB de 523 milliards de dollars, soit 283.280 milliards de Francs CFA.




Le Cameroun doit y jouer sa partition étant bien la 2nde économie de la CEEAC après l’Angola et la Première de l’Afrique centrale. On peut donc y voir pourquoi les multinationales se bousculent pour s’installer dans ce pays économiquement viable. En quelques années seulement, des multinationales françaises, anglaises et américaines ont toqué à sa porte. L’objectif étant de faire une base au Cameroun afin d’inonder le reste de la sous région de leurs produits manufacturés. (LIRE AUSSI : ZLECA : le Cameroun gagnerait à ratifier le projet de libre-échange africain).

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