COP27 en Égypte : le Président Nicolas Maduro du Venezuela à nouveau fréquentable pour Macron

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Il y a 3 années et plus, tous les dirigeants de pays occidentaux avaient choisi leur président du Venezuela, Juan Guaido, à la place de la très grande majorité de Vénézuéliens qui soutenaient Nicolas Maduro, le Président élu démocratiquement. Pour faire partir Nicolas Maduro, les Occidentaux ont usé de tous les artifices politiques, activé tous les leviers économiques et miné tout le social. En vain. (LIRE AUSSI : E. Macron avoue enfin la fin de l’abondance en France : voici les chiffres BDF 2022).




Le peuple est derrière son chef d’Etat et les alliés du Venezuela (entre autres Russie, Iran) lui sont restés fidèles. Juan Guaido était et reste encore le choix des Occidentaux. Soutenu par les États-Unis, l’Union Européenne et la Couronne britannique, on l’a vu être reçu dans toutes les chaines de télévision à la solde de la finance mondiale et du capitalisme à outrance, faire la Une de tous les programmes des medias mainstream et être reçu dans toutes les chancelleries aux mains de ses soutiens à l’insurrection chaque jour.

Ce qui a changé pour Nicolas Maduro

Depuis trois années et quelques mois, Maduro est resté infréquentable. Or tout semble avoir changé en cette COP 27 en Égypte et même le nom de Juan Guaido n’apparaît plus nulle part. Mais qu’est ce qui a donc changé depuis pour que lors de ce sommet de l’ONU pour le climat qui a démarré en Égypte par le sommet des chefs d’Etat le 6 novembre 2022, le président français Emmanuel Macron tente un rapprochement avec le président Maduro du Venezuela, par l’entremise du Président de la Guinée-Bissau ? (LIRE AUSSI : Incendies de forêts en France : Emmanuel Macron appelle à l’aide).




On sait depuis que le soutien de Juan Guaido n’était pas anodin. Dans sa disposition politique, ce dernier est prêt à brader la richesse du sol, sous sol, terre, mer et air de son pays pour devenir président du Venezuela. Et que ce ne peut être seulement une affaire de pouvoir car le pouvoir, il l’avait déjà en tant que Président de l’assemblée nationale. Ce qui a changé ? Le 24 février 2022, la Fédération de Russie lance son opération militaire spéciale en Ukraine, obligeant les Européens à étaler leur impréparation face à une guerre a l’improviste,

La realpolitic occidental

à montrer en mondovision les limites de leurs économies et leur très grande dépendance au gaz et pétrole russes. Le Venezuela ne serait-il pas la solution de remplacement ? Le Venezuela possède de très grandes réserves de gaz et pétrole (5è au rang mondial). L’une des raisons pour laquelle Nicolaq Maduro est un obstacle pour le dessein hégémonique du monde occidental qui jouait le jeu des échecs dans cette partie du monde contre la Russie. Un nouvel échec donc après celui du gazoduc que le cartel de la prévarication des ressources non occidentales voulaient faire passer par la Syrie.




Hélas ! Encore la Russie, l’empêcheur de tourner rond. Entre temps sur la crise politico-souverainiste en Europe de l’Est, les sanctions se sont retournées contre l’envoyeur, l’hiver arrive à grands pas, la grogne sociale s’élève dans l’Union Européenne et aux États-Unis, la désindustrialisation est de plus en plus perceptible dans ces continents jadis prospères et il faut trouver de nouvelles sources d’approvisionnement pour ne pas périr.

Amis ennemis à vie

Après être allés vers l’Algérie, avoir supplié en vain l’OPEP d’augmenter sa production (VETO de la Russie), les puissants de ce monde se sont tournés éhontément vers Maduro, l’infréquentable devenu malgré eux une plausible solution. Selon le principe bien connu en géopolitique, on est jamais amis ou ennemis à vie, seuls les intérêts guident les rapprochements.




C’est aussi pour cela que, selon les informations contenus dans le New-York Times de cette semaine, les États-Unis et la Russie continuent de se parler, leurs chefs d’armées ont gardé un canal de communication. Tout ce qui nous pousse à comprendre qu’au delà des mots étalés via les médias qui se font la guerre de communication, existent et perdurent les maux qui minent l’occident. Entre plusieurs, l’hypocrisie. Certains diront qu’ils savent juste défendre leurs intérêts.

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