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La France des barbouzes est de retour avec un commandement pour l’Afrique

L'Armée française a quitté le Niger après 10 ans sans succès au Sahel

La France se dote d’un commandement en Afrique : militaire, stratégique et géopolitique. Le journal officiel français daté de mercredi 26 juin stipule que « le général de brigade Pascal Ianni (est) nommé général commandant le Commandement pour l’Afrique« . Décidément la France ne compte pas quitter militairement l’Afrique, fermer ses bases en Côte d’Ivoire, Sénégal, Tchad, Djibouti, sans avoir employé toutes les possibilités disponibles pour y rester. Comme l’ont fait les États-Unis avec l’Africom crée en 2008 et dirigé depuis Stuttgart en Allemagne, l’Élysée vient de créer son commandement militaire unique et spécifique pour toute l’Afrique qui sera doté de près de 600 soldats sous le commandement dès août 2024 du Général Pascal Ianni, un ancien des opérations spéciales françaises. (LIRE AUSSI : FRANCE : Seïsme politique aux européennes avec l’extrême droite).




Il faut voir dans cette initiative d’un commandement pour l’Afrique quelque chose de stratégique pour la France et non pas une simple imitation de son parrain les États-Unis, mais plutôt un besoin de contrôler et de cadenasser des pays du continent noir en partenariat avec Langley et ses partenaires endogènes sur place en Afrique. Mais aussi un souci de rapidité dans l’exécution des missions qui seront pour la grande majorité celles de l’ombre, des barbouzes, des légionnaires, pour venir en aide à leurs amis, partenaires en difficultés ou en complicité de pillage. Dans sa lutte géopolitique de contrer Russie, Chine, Turquie, Iran et l’ensemble des BRICS qui lui reprennent des parts économiques, diplomatiques, politiques, commerciaux et technologiques, elle semble vouloir retourner au temps de Bob Denard, le mercenaire de la République française.

Commandement pour l’Afrique et missions secrètes

Cela semble à present la seule issue pour la France en perte de vitesse en Afrique et d.ans le monde, obligée de mettre à sa tête des suprématistes blancs pour se préserver et faire ce qu’elle sait faire le mieux qui lui a valu à la période coloniale le respects des Américains. Ces derniers ne lui demandaient qu’une chose à savoir bloquer l’Afrique dans son sous développement et sa dépendance économique, par tous les moyens. Mission qu’elle n’arrive plus à remplir depuis quelques années avec l’arrivée dans les affaires sur ce continent d’une nouvelle génération qui n’a aucun complexe des parents.




Pour la remplir, il faut avoir la main ferme pour mettre et démettre les dirigeants, confisquer les libertés citoyennes, avoir une langue fourchue et parler au nom de plusieurs pays africains. Seulement l’Afrique chaque jour pousse les militaires français hors de ses territoires. Mali, Burkina Faso, Niger sont des exemples concrets de la volonté des Africains à ne plus vouloir traiter avec l’Élysée néocolonialiste. Avec l’arrivée de nouvelles lignes éditoriales dans les médias de tout le continent noir, la guerre informationnelle a été perdue par tous les puissants groupes occidentaux dont le narratif est directement opposé à celui des analystes et commentateurs Africains.

La suite géopolitique des commandements sur l’Afrique

Toutes tentatives de retourner le cours du temps par la diabolisation de la Chine ou de la Russie ont échoué. Ce n’est pas un commandement pour l’Afrique, militarisé et sur-technologique soit-il pour brouiller les médias africains et annihiler leur narratif souverainiste qui changera grand chose. Les Africains se rappellent bien de qui les a colonisé et qui étaient à leurs côtés dans ses guerres de libération, de qui les ont exploité et qui étaient là pour combattre la prédation internationale. Ils savent également qui voudraient continuer dans ce sens et qui sont là pour bi-polariser le monde et créer un nouvel ordre mondial. Le sentiment anti-impérialiste et anti-Elysée est bien visible et très puissant dans toute l’Afrique en 2024 et se repend très fortement dans les cœurs et les esprits des plus jeunes générations.




Pour continuer à exister en tant que puissance militaire, à l’ONU et dans le monde géopolitique, la France d’Emmanuel Macron choisi retourner dans le maquis, dans la guerre hybride quelle ne pourra pas remporter cette fois-ci, pas à l’heure du Verseau, plutôt que de s’aligner dans la voie que lui montre le courant panafricaniste triomphant sur le continent. Choisir la voie du respect des autres autres, traiter en égalité avec eux, tenir compte et accepter leur souveraineté et y aller avec du gagnant-gagnant dans l’esprit pour des opérations commerciales lui semble un peu trop.


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Simon Ngaka

CEO et rédacteur en chef de Saimondy, journaliste et analyste géopolitique, écrivain et éditeur, artiste-musicien et interprète, Producteur de musique. En 2009, il créé le label Saimondy.

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