Sommet États-Unis-Afrique : vaine tentative contre Chine et Russie

Faux comptes Twitter pour Joe Biden

8 ans après le dernier sommet États-Unis-Afrique sous Barack Obama, Joe Biden tente de corriger, selon lui, le tir de Donald Trump qui avait délaissé l’Afrique lors de son passage à la Maison blanche. Il aimerait réinsérer la priorité Afrique dans l’agenda géopolitique de son mandat. Mais est-ce encore possible sans y laisser un peu de son influence dans le monde ? (LIRE AUSSI : Capitole des Etats-Unis : Facebook et Twitter sont-ils de nouveaux arbitres du jeu politique aux USA ?).




Du 13 au 15 décembre 2022, près de 49 dirigeants de pays africains sont attendus pour des discussions de fonds à Washington avec le N°1 américain. Joe Biden attend également des ONG et autres sociétés civiles africaines ou basées en Afrique. La préoccupation du pouvoir en place aux États-Unis est bien légitime, compte tenu de la nature des rapports actuels avec le continent africain. (LIRE AUSSI : AGOA : que valent les échanges économiques Cameroun – USA ?).

Joe Biden en mode séduction

Le climat délétère entre le monde occidental et les autres, plus particulièrement entre les anciens colons et les pays africains en est l’un des déclencheurs. Ce qui témoigne du désamour réel existant à présent entre d’un côté le bloc occidental et de l’autre le bloc russo-asiatique et les non-alignés. En fait, les États-Unis sont plutôt en mode séduction ayant constaté la faiblesse de la France à maintenir sa main mise sur le continent noir au profit des intérêts occidentaux.




La percée de la Chine, devenue le 1er créancier des pays africains et la Russie en passe de devenir le 1er équipementier militaire des armées du continent, l’arrivée des nouveaux partenaires tels que l’Inde, l’Iran, le Qatar, le Brésil, grignotant encore plus les parts occidentales. Et des États-Unis, après avoir mis la France à la touche, a obligé le chef de la diplomatie et de la sécurité Européenne qu’est Joe Biden de se battre à tenter de ramener les Africains dans le giron occidental, mais surtout à stopper l’élan des Africains vers les bras de la Russie.

Contre l’axe Russie-Chine

D’une Russie sans passé colonial qui s’affiche en plus ce jour en rempart effectif et efficace contre l’exacerbant hégémonie du monde occidental. Reconquérir l’Afrique est le but premier de ce sommet États-Unis-Afrique. Il est économique, diplomatique, sécuritaire avec des enjeux géopolitiques incontestablement. Mais la question qui s’impose par elle-même est celle de savoir si l’opération est encore possible.




Si oui, l’est-elle aussi facilement qu’il y a quelques années quand les États-Unis seuls faisaient encore la pluie et le beau temps dans le monde ? En deux décennies, les Africains ont réussi à mettre la France à la touche et avec ses partenaires, faire baisser l’influence de tout le monde occidental sur le continent. Une chose est sûre : si le Président camerounais Paul Biya y est allé, et 2 jours bien avant le sommet, c’est qu’il y aura matière à moudre.

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