Gilets jaunes : la France rejette les accusations de l’ONU

Accusée de violences policières sur les Gilets Jaunes par l’ONU, la France rejette les accusations et justifie plutôt ses méthodes dans un argumentaire déposé au Haut-commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Depuis le 17 novembre 2018, la France est engluée dans une crise sociale qu’elle essaie de contenir en utilisant une certaine violence contre les manifestants. Le 6 mars dernier, la haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme a réagit. La Chilienne Michelle Bachelet a appelé le gouvernement français à « enquêter de manière approfondie » sur tous les cas signalés de violences policières dans le cadre du mouvement qui agite le pays.




La France est donc mise en cause par l’Organisation des Nations unies (ONU) pour son « usage violent et excessif de la force » dans le cadre de la répression du mouvement des Gilets jaunes. Dans sa réponse, Paris rejette toutes les accusations dans un argumentaire de 21 pages. Le document a été transmis à l’institution le 11 avril selon le journal Le Monde. Soit un mois après que le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet a demandé au gouvernement français une enquête approfondie sur tous les cas signalés de violences policières face au mouvement des Gilets jaunes.

Paris rejette toutes violences sur les Gilets jaunes

Dans les grandes lignes de cet argumentaire, Paris défend tous les moyens de force intermédiaire. Y compris donc, bâtons de défense, engins lanceurs d’eau, grenades lacrymogènes, permettant de maintenir une « distance qui est garante d’un maximum de sécurité, tant pour les forces de l’ordre que pour les personnes qui leur font face, en évitant le contact direct et les blessures subséquentes ». Une fin de non-recevoir donc de la part de la France qui justifie sur quatre pages l’usage des fameux Lanceurs de Balles de Défense (LBD) par ses forces. Elle a tenu à rappeler que l’utilisation des LBD est du cadre légal qui s’applique non à « la manifestation » mais de « l’attroupement ».




Comprendre l’attroupement comme le moment où la masse ne marche pas, mais créé un attroupement. Enfin, une bonne partie du texte est dédiée à la défense de la nouvelle loi anti casseurs. Selon le document, celle-ci n’entrave pas la liberté de manifester. Et, « nul en France ne saurait être arrêté et n’a été arrêté en raison de sa seule qualité de manifestant ». Une façon de dire que tous les interpellés le sont pour quelque chose. Curieusement, la réponse semble ne pas tenir compte des journalistes blessés par la police au cours des différents samedis des manifestations, selon le journal français Le Monde. (On y attend les Reporters Sans Frontière pour parler de la liberté de la presse) . Toujours pour les droits de l’homme, Michelle Bachelet a fait un tour au Cameroun du 1er au 4 mai 2019, invitée par le Président de la République du Cameroun, Paul Biya.

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