Burkina Faso : l’effet Goïta se propage en Afrique de l’Ouest et au Sahel

Christian Marc Kabore Burkina Faso Sahel enjeux

Cela fait des semaines que le peuple Burkinabè demande a son armée de renverser le Président Roch Marc Christian Kaboré afin que le pays soit à la hauteur de la défense des enjeux géopolitiques africains au Sahel. Cela peut sembler déconcertant n’est-ce pas ? Le peuple Burkinabè aurait des aspirations légitimes que ne peut réaliser le chef d’Etat. Ne peut et non pas  « ne veut pas ». Que se passe-t-il donc au Burkina Faso ? L’effet Goïta se propagerait-il dans une Afrique radicale sur ses choix de souveraineté ? Regards géopolitique sous le prisme africain dans cet article.




Il fallait s’y attendre alors même que les citoyens de cet Etat sortent dans la rue avec des pancartes aux messages qui demandent à la France de quitter leur territoire. Et à leur Président de ne pas obéir aux injonctions de la France déposées sur la table de la CEDEAO contre le peuple frère du Mali. Et que ce dernier reste sourd à la demande de son peuple ! Un Africain qui ferme ses frontières aux Africains. Actuellement « détenu » par les militaires qui ont cédé à la demande d’une partie du peuple, tous les réseaux traitant de la géopolitique au Mali, au Sahel et dans la Sous-région Ouest Africaine et centrale sont en activité. Parce qu’un coup d’Etat au Burkina Faso peut rebattre des cartes en défaveur de certaines puissances présentes au Sahel (France, Allemagne, Etats-Unis Russie, Iran, Chine, Turquie …).

Le Sahel se reprendrait-il en main ?

Egalement des puissances fortes ou moyennes qui envisagent d’y être. La question qui taraude la tête de tous ceux-là depuis les premiers coups de feu nourris dans la capitale du Faso ce 23 janvier, alors même que son équipe nationale, les Etalons, prenait le dessus sur le Gabon (Voir dans cet article) dans la 33ème Coupe d’Afrique des Nations de Football organisée au Cameroun du 9 janvier au 6 février 2022, est : « Est-ce un des nôtres qui a fait le coup ? » La France se verrait mal face à un second Assimi Goïta, actuel homme fort du Mali, qui élargirait la bande de son impuissance à l’Est du pays des Aigles. En effet, avoir une bande allant du Mali au Burkina Faso hostile à la présence française pourrait être le début d’une guerre ouverte entre puissances occidentales ou clairement France Vs Russie, sur le sol africain. Comme il y a 100 ans.




Quant au Mali, ses autorités s’accommoderaient bien avec un dirigeant au pays des  hommes intègres qui les suivra dans leur combat pour la libération et la souveraineté du peuple malien et africain, et la rupture totale avec la colonisation occidentale. Et pour la Russie, une belle occasion après la Centrafrique et le Mali, d’étendre l’action de son pugilat contre le terrorisme au Sahel, cette fois-ci chez les Hommes intègres. Seulement, nous sommes en géopolitique, là où tout est corsé parce que complexe. Pensons aussi au scénario inversé. C’est-à-dire que voyant la montée du sentiment anti-français au Burkina Faso comme il en est établit au Mali déjà, les marionnettistes prennent les devants en changeant le pion mis pour sauvegarder leurs intérêts dans la région. Tout est possible. C’est pour cela que la première communication de ceux qui sont a la tête de ce coup de force au Burkina reste très attendue par toutes les parties impliquées malgré elles.

La Russie

Pour conclure, en 12 mois l’on a eu droit à 3 coups de force à l’Ouest de l’Afrique (Guinée, Mali, Burkina Faso). Tous des voisins. Si ce n’est pas un repositionnement des puissances devant nos yeux, qu’on nous disent de quoi il est question. Qui déclenche tout cela à distance ? Qui finance ? Et pour quel but ? Ou alors, fatigués d’être des têtes de clous pour le marteau occidental, à bien regarder, des Etats africains sont en train de se structurer derrière la Russie et font une ceinture qui va du Mali à la Centrafrique. La France et la Russie se battent au Mali et au Sahel par médias interposés sur le sujet. Les soldats russes sont au Mali de Assimi Goïta qui a refusé de recevoir le Président français Emmanuel Macron pour parler de sa prise de pouvoir, motif pris que ce dernier n’étant pas malien, n’a rien à lui dire dessus.




Les armées françaises sont priées de quitter les bases militaires installées loin de leur nation française et qui sont de plus en plus qualifiées d’armées d’occupation en Afrique (ce qui a déjà été fait dans certaines. bases Lire cet article). Au moment même où les Maliens annoncent la relecture des accords de coopération avec la France qui ne veut pas en entendre parler. Et l’Algérie qui ferme son espace aérien à la France mais pas aux vols russes en provenance de la Syrie. Pour contre-attaquer, la France marionnettise les chefs d’Etat de la CEDEAO qui mettent maladroitement le Mali sous embargo. Un Mali dont les mêmes villages s’étendent en Guinée et au Faso. Les peuples d’Afrique ont tant parlé, à présent ils agissent.

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