Stades du Cameroun : les défis de la maintenance et de la rentabilisation des infrastructures sportives

Le Cameroun est aujourd’hui classé parmi les pays qui ont les stades les plus modernes au monde. Le potentiel dans le domaine sportif n’est plus celui des maquettes mais des grandes opportunités. Olembè, Fandena, Japoma, Bépenda, Roumdé Adja, ainsi que ceux de Bafoussam, Limbé, sont des stades de football qu’il peut proposer avec fierté aux événements sportifs internationaux. Cependant l’arbre cache parfois la forêt.




Le Cameroun évolue avec un éternel problème qu’est celui de la maintenance de ses infrastructures publiques, sur lequel va se greffer, à présent, le défi de la rentabilisation de tous ces nouveaux stades qu’il vient de se doter. Y arrivera-t-il ? Il y a moins d’une décennie, le Cameroun était un désert d’infrastructures sportives, tout ce qu’il avait à présenter était deux vieux stades de plus de 40 ans chacun, sans vestiaire, sans toilettes, sans cabine de reportage et non raccordés à tout ce qui est nouvelles technologies.

Des stades offrent de nouveaux défis

Plusieurs fois champions d’Afrique de Football, Handball, Volleyball, Boxe, Basketball, Judo, Nambudo, Karaté, Sango’o, et presque dans toutes les disciplines sportives, en genre et en type, voire au niveau mondial avec la médaille d’or au football des jeux olympiques de Sidney, la médaille d’or au championnat mondial au Triple-saut avec Mbango, les Camerounais et le monde ne comprenaient pas vraiment pourquoi et comment ce pays n’arrivait pas à offrir en retour à ses citoyens ce que ces derniers lui ont donnés en prestige, en fierté, en honneur, de tout leur cœur et au prix de leurs efforts et de leur sang.




Aujourd’hui, le mal semble être réparé, le Cameroun est la fierté de ses citoyens au niveau africain et mondial, et l’objet de curiosité et d’envie de plus d’une nation, en général. 31 stades de 20 à 40 000 places ont été bâtis en 8 ans, avec deux complexes regroupant des terrains de jeu modulables selon la demande de la discipline, des piscines olympiques, des pistes olympiques pour cyclistes, des magasins de grande distribution, des salles de spectacle, de conférence, etc. Seulement, la construction pour sortir de la honte ne doit pas être le seul leitmotiv de la modernisation de ce pays, car la construction des infrastructures au Cameroun à fait pousser des villes à Olembé et à Japoma comme jadis cela s’est fait à Bépenda ou à Fandena en 1972.

Des opportunités nouvelles

Ce qu’il faut au Cameroun, de l’avis générale dans ce pays, c’est la création d’une société nationale de maintenance des infrastructures publiques, ou du moins de confier la gestion de ses nouveaux bijoux à une entreprise privée compétente qui devra non seulement gérer la rentabilité mais aussi leur pérennité. Gérer la rentabilité de nos espaces sportifs et de loisirs c’est aussi y organiser des événements rentables tels que des concerts de musique géants, des méga et luxueux défilés de mode, des championnats d’athlétisme, de grands combats de boxe, de catch, cyclisme, natation, des événements culturels d’envergure, etc.




En bref, faire du Cameroun non seulement une destination d’événements sportifs qui compte, mais aussi une destination touristique, des arts et de la culture africaine et mondiale incontestable et incontestée. Tout est possible à présent et ce n’est plus au niveau des maquettes mais bel et bien celui des opportunités (Septennat des grandes opportunités oblige). L’avenir se fera aussi avec tout ce qui est en train d’être construit jusqu’à présent pour accueillir le CHAN et la future CAN. Nous parlons de ces infrastructures que l’on ne voit toujours pas en premier, mais qui sans elles les stades n’ont plus tout leur sens.




Le Cameroun construit présentement des hôtels (trois de 5 étoiles situés à Yaoundé et à Douala), des autoroutes, de nouvelles unités des services sanitaires, pratiquement de nouvelles villes. Toutes les opportunités nouvelles émanant de ces événements existent donc pour que le Cameroun franchisse un nouveau cap de sa modernité. Seulement la mentalité Camerounaise serait à décrié si l’on prend en compte des actes de vandalisme et du non-respect de la chose publique déjà observés dans les stades depuis le début du CHAN 2021. On pourrait dire que ce sera la valeur patriotique de ses fils et leur prise de conscience en tant que Nation sportive et Nation en un mot, qui pourront garantir le rayonnement de ce nouveau rayonnement de son image à l’international.