Le Mali demande à la France de quitter son territoire sans délai

Emmanuel Macron face Assimi Goita territoire et peuple malien

Après avoir décidé unilatéralement de mettre fin à son opération Barkhane en territoire Malien qui y est depuis 9 ans sans aucun vrai succès notoire dans la lutte contre le terrorisme, de quitter le Mali selon son invariable logique de coopération avec les États africains qu’elle tend à humilier comme bon lui semble, la France a rendu public sa volonté de plier bagages, mais à son rythme. les autorités de Bamako demandent donc à la France de quitter sans délai le territoire malien. Une nouveau bras de fer commence après celui de l’expulsion de l’ambassadeur français. Voici pourquoi.




La France s’était donnée unilatéralement un délai de retrait total allant jusqu’à 6 mois dont personne ne pouvait justifier les raison dans un territoire étranger. Le Sahel devenu une région à fortes stratégies géopolitiques, le Mali auraient sûrement compris le jeu de repositionnement et de contournement dont la France a décidé de jouer et à préféré couper le dernier fil le liant avec cet ami d’hier qui ne lui a jamais voulu du bien en plus de 130 ans de présence en terre africaine.

Vendre la peur a échoué

La vérité qui apparaît dans la décision, une fois de plus historique, de ce 18 février des autorités maliennes, est que la peur vendue aux Maliens par les Occidentaux n’a pas produit l’effet escompté. On pourrait même croire qu’elle aurait plutôt permis aux Africains de se rendre compte que la violence vécue depuis des années, et dont certains ont vite fait de nommer la source en djihadiste, viendrait d’un complot bien ourdi de recolonisation militaire de l’Afrique par une Europe en perte de vitesse.




Les Maliens savent que la France comme tout État Occidental qui se base sur le Code noir dans ses rapports avec L’Afrique n’oublie jamais une humiliation rendue par le continent noir. L’on s’attend à un regain de violence au Mali, un déploiement de toutes les forces armées asymétriques contre les forces armées maliennes qui devront compter sur ses alliés africains et internationaux tels que l’Algérie, la Russie, la Syrie, le des pays du continent, voire leurs peuples qui acclament dans toute l’Afrique cette mise à la porte de la France.

La France ne change pas hors de son territoire

Parce que l’histoire de la France en Afrique renseigne et enseigne que pour obtenir des Africains selon ses intérêts, elle est prête à dérober, égorger et à piller comme en Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire et comme  tous les pays qui utilisent le Francs CFA nous l’apprennent par leur relation avec ce pays. Comme avec le CFA, cette pseudo monnaie créée sur des bases idéologiques coloniales qui a su ne profiter qu’à la France toute seule. Ainsi, le Mali doit surveiller ses arrières.




Pour rappel, lorsque la France quittait la Guinée de Sékou Touré,  elle avait même gratter le goudron des rues et détruit tout immeuble qu’elle avait construite, brûler les écoles et les dispensaires. Pour ne pas quitter le Cameroun, elle a gazé les populations au Napalm laissant plus d’un millions de morts derrière elle. Elle ne peut pas avoir changé alors qu’elle continue en 2022 avec lesdites méthodes coloniales dans ses rapports  avec les États africains. Prudence. LIRE AUSSI : Mali : Assimi Goïta met CEDEAO et France dans l’impasse géostratégique

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