Affaire NJEMBELLE : le PAD englué dans une savante escroquerie foncière à Bonanjo

Affaire Njembelle

Affaire Njembelle contre le Port Autonome de Douala. Après Dikolo le peuple sawa est de nouveau confronté à une expropriation au cœur de Bonanjo, sous le couvert du Port Autonome de Douala (PAD) alors qu’on croyait révolue cette pratique récurrente à l’encontre de cette peuplade dont le malheur semble dicté par le fait d’abriter la capitale économique qui alimente toutes sortes de convoitises et notamment foncières. (LIRE AUSSI : Communication du PAD sur des contrats engageant la sécurisation du Port de Douala-Bonabéri).




Seulement, voici que l’Affaire Famille Njembelle contre le Port Autonome de Douala-Bonabéri (PAD) plonge le Cameroun dans une nouvelle crise foncière. L’affaire Njembelle est en passe de devenir cette affaire de trop qui risquerait de créer de la zizanie intercommunautaire profonde dans le pays, d’autant plus que l’on se retrouve face à l’inqualifiable. L’arrière-petite-fille du King Bell est sommée de déguerpir de ses terres ancestrales ! Et ceci dans tout le mépris du Traité Germano-Duala.

Welly Njembelle dit « ne rien lâcher »

C’est sur le plateau d’Afrique Média du 11 octobre 2022 que l’on découvre avec stupeur la violence que subit Dame Audrey Welly Njembelle. L’unique héritière (suivant le jugement d’hérédité N° 693/Civ rendu le 28 juin 2021 par le TGI du Wouri) de feue Justine Mireille Njembelle décédée le 31 mai 2020, cette dernière a décidé s’adresser aux médias afin que le monde sache l’injustice qu’elle subit ou plus exactement l’escroquerie, l’abus de faits et de pouvoir, voire du détournement à tous bouts de bras des actes présidentiels, dont elle est victime de la part des responsables véreux du Port Autonome de Douala.




Image de destruction chez Welly Njembelle
Image de destruction chez Welly Njembelle

Pourtant nous apprend-elle « On n’a toujours pas un seul papier disant que ce lopin de terre a été attribué au Port Autonome de Douala ». En réalité, il est de indiscutable que la délimitation du titre foncier du Port Autonome de Douala est connue. On peut retourner lire les décrets N° 77/414 du 20 octobre 1977 modifiant la délimitation du domaine public portuaire du Port Autonome de Douala-Bonabéri, celui N° 99/130 du 15 juin 1999 portant création du Port Autonome de Douala, le décret du Président Ahmadou Ahidjo consigné dans le Journal Officiel du Cameroun N° 75/498 cm Yaoundé, le 03 Juillet 1975 (Article 2 du décret présidentiel limitant le titre foncier du PAD).

Convoitise révélatrice

Plus grave, Dame Audrey Welly Njembelle peut présenter le papier prouvant que sa défunte mère, feue Justine Mireille Njembelle décédée le 31 mai 2020, a acquis ce terrain de 3700 m² situé à Bonanjo au lieu-dit «Kondo» depuis 2001 du Prince René Douala Manga Bell, alors Chef Supérieur de 1er degré du Canton Bell et avec la bénédiction et la protection juridiques de l’Etat du Cameroun. (LIRE AUSSI : Le PAD opterait pour une gestion du Terminal à conteneurs sans DIT et TIL).




Y étant, elle se souvient de ce que l’un des voisins de sa défunte mère, en l’occurrence « sieur Fongang », avait en son temps émis le vœu de voir la De cujus lui céder une parcelle de cette propriété, mais essuya le refus catégorique de la défunte qui lui affirma ne point céder la moindre parcelle du fait de l’existence de sa progéniture qui, quoique limitée en sa fille unique, dame Audrey Welly Njembelle. Mais sa mère aussitôt décédée aurait plutôt décuplé la convoitise de cet originaire de la Menoua, convaincu de pouvoir tout obtenir à l’épaisseur de son porte-monnaie.

Savant artifice contre Dame Njembelle

Sinon comment comprendre que le PAD soit entré en jeu par le truchement de son inamovible ? Or, il est de notoriété qu’il n’ait point de coïncidence en pareille circonstance, surtout qu’en la matière, même les responsables du PAD ne parviennent pas jusqu’à date à produire la moindre preuve des prétentions immobilières du cette société d’Etat sur l’espace querellé à dame Audrey Welly Njembele.




Suffisant dès lors pour assimiler lesdites prétentions à un savant artifice trouvé afin d’assouvir le dessein de certains pour prendre possession tactiquement de l’espace auquel personne n’a pu accéder du vivant de feue Justine Mireille Njembele décédée. Dès lors, il devient évident qu’en plus d’avoir arrosé son paravent au Port Autonome de Douala, l’auteur (ou coauteurs) de cette tentative de spoliation de cette surface a parfaitement joué à fond la carte de la banalisation des sceaux de la République en insinuant le crime de lèse-majesté dont se serait rendue coupable dame Audrey Welly Njembelle.

Faits rédhibitoires

Dans la même veine, que dire du subit « intérêt du PAD » pour une propriété immobilière non bâtie ne relevant du reste pas de son patrimoine ? Et, sauf pour cette administration de jouer la carte du fieffé paravent pour escrocs fonciers et autres adeptes du faux, il y a tout de même lieu de s’interroger sur l’ampleur des litiges fonciers à Douala 1er. Aussi est-il urgent de mettre en branle une réforme foncière qui viendra définitivement mettre un terme aux itératifs litiges enregistrés dans la ville de Douala avec pour antagonistes populations autochtones et allogènes. (LIRE AUSSI : Le Conseil d’Administration du PAD entérine les mesures de Cyrus Ngo’o).




Une urgence de premier ordre quand on sait le PAD déjà en litige avec des populations au lieudit Essengue alors qu’elles y étaient installées grâce au sauf-conduit que leur servit le canton Bell. Essaie-t-on dès lors de se fonder sur le même mode opératoire en ce qui concerne dame Audrey Welly Njembelle ? Il faut signaler que depuis que les médias se sont intéressés à cette affaire, plusieurs responsables du PAD nous ont affirmés ne pas être au courant de cette affaire, encore moins de ce coup de croc sur une parcelle ne relevant pas du titre foncier du PAD.

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